John Lentz

De Psiram

John Lentz (nom complet John Luther Lenz), un « Lyme doctor ».

En novembre 2016, le Dr John Lentz, gérant de la « Clinique Lyme » de la ville de Destin en Floride a vu sa licence révoquée. Là encore, de mauvaises pratiques médicales sont reprochées : des traitements antibiotiques prolongés sans justification thérapeutique, un traitement dangereux avec des anticoagulants, l’impossibilité d’obtenir les antécédents médicaux complets des patients, la non-réalisation des examens adéquats, la non-conservation des dossiers médicaux complets… Le jugement souligne que le praticien « semblait si focalisé sur la maladie de Lyme et ses possibles co-infections qu’il semblait ne pas prêter attention aux autres symptômes ou plaintes du patient ».[1]

La Floride révoque la licence médicale d'un “Lyme literate” doctor

(Remarque préliminaire de Psiram: Lyme Literate Medical Doctor (LLMD), Lyme Literate Doctor (LLD), Lyme literate et Lyme Literacy sont des expressions difficiles à traduire, literate signifiant soit capable de lire et écrire (alphabète, alphabétisé), soit instruit, cultivé, lettré. Quand literate est utilisé pour qualifier des membres de l'ILADS, docteurs en médecine, en ostéopathie (OD), en naturopathie (ND), pharmaciens, infirmiers/infirmières, cela signifie qu'ils ont été formés par l'ILADEF (International Lyme and Associated Diseases Education Foundation), ils n'ont donc ni formation académique ni diplôme en la matière et suivent les recommandations et directives de l'ILADS, lesquelles n'ont rien à voir avec celles des vrais experts ou spécialistes de Lyme reconnus par la communauté médicale dont les recommandations et directives s'appuient, elles, sur la médecine fondée sur des preuves (EBM). Par exemple, en France pour être expert en infectiologie ou en pathologie infectieuse, il faut effectuer un cursus universitaire "DESC de Maladies Infectieuses et Tropicales"[2] après avoir, au préalable, obtenu un DES (diplôme d'études spécialisées)[3], aussi pour ne pas confondre, dans les articles en français concernant le goupe ILADS, on utilise l'expression « Lyme doctor(s) », ce qui, cependant, enlève de la saveur à l'article quand il s'agit d'une traduction anglais-français. Aussi, ci-dessous, nous laisserons les expressions contenant l'adjectif literate en anglais.)

Traduction de l'article de Jann Bellamy, Florida revokes medical license of “Lyme literate” doctor, publié le 22 décembre 2016 sur le site web Science-Based Medicine.[4]

Le Florida Board of Medicine [Board of Medicine, équivalent de notre Ordre des médecins] a révoqué à l'unanimité, le 4 novembre 2016, la licence médicale (avertissement: fichier PDF très volumineux) de John Lentz, MD, qui exploitait la clinique Lentz Lyme à Destin. Ce faisant, elle a adopté la recommandation d'un juge de droit administratif (ALJ), émise en juillet de cette année, à l'issue d'une audience de quatre jours en janvier. Le Conseil [Board of Medicine de Floride] a voté contre la recommandation de l'ALJ d'imposer une amende de 30 000 $.

La présence même d'une "clinique Lyme" en Floride est une anomalie indiquant que quelque chose ne va pas. Comme l'ALJ l'a noté, bien qu'il ne soit pas impossible de contracter la maladie de Lyme en Floride, elle n'est pas répandue dans cet état. Selon les CDC, en 2015, la Floride avait 0,6 cas confirmés pour 100 000 habitants, soit un total de 116 cas seulement. La plupart des personnes diagnostiquées en Floride ont probablement été infectées ailleurs pendant qu'ils voyageaient.

Mais une clinique de Lyme est tout à fait logique, du moins sur le plan économique, quand on comprend la transmogrification [5] [métamorphose totale, soudaine, bizarre, grotesque] de la vraie maladie de Lyme en maladie de Lyme "chronique" et de la vraie spécialité en maladies infectieuses en "spécialité" des “Lyme literate” doctors".

Les vrais spécialistes des maladies infectieuses en exercice suivent des résidences en médecine interne, suivies de bourses de recherche en maladies infectieuses, passent l'examen de certification en maladies infectieuses de l'American Board of Internal Medicine, et sont membres de l'Infectious Diseases Society of America (IDSA). Les “Lyme literate” doctors font des résidences dans n'importe quel domaine et acquièrent leur Lyme “literacy” par le biais de séminaires où aucun soin réel du patient ne peut être impliqué. Ils sont membres de l'International Lyme and Associated Diseases Society (ILADS), une organisation qui préconise des normes très différentes de celles de l'IDSA pour le diagnostic et le traitement de la [[maladie de Lyme)) et dont les lignes directrices sont fondées sur des "données probantes de très faible qualité". [Référence rajoutée par Psiram: Guidelines de l'ILADS publiées en 2014 sur le site National Guidelines Clearinghouse (aujourd'hui supprimé) mais que l'on retrouve cependant sur PubMed. Voir les évaluations des recommandations de l'ILADS, partout on trouve: (Recommendation, very low-quality evidence) [6]]

Sans trop pénétrer dans les mauvaises herbes (où les tiques peuvent se cacher), la vraie maladie de Lyme est une maladie infectieuse transmise par une morsure de tique. Ses symptômes sont une éruption cutanée, de la fièvre, des maux de tête et de la fatigue, bien que tous les symptômes n'apparaissent pas nécessairement. Elle est diagnostiquée par des antécédents médicaux, un examen physique et parfois une analyse sanguine. Il faut de 4 à 6 semaines au système immunitaire pour produire des anticorps contre Borrelia burgdorferi, l'organisme responsable de la maladie, et se manifester lors d'un test sanguin. Selon l'IDSA, toute personne qui présente des symptômes depuis plus de 6 semaines et qui n'a pas été traitée avec des antibiotiques est peu susceptible d'être atteinte de la maladie de Lyme si l'analyse sanguine est négative.

Un diagnostic de Lyme "chronique", qui n'est pas reconnu par la science médicale, est basé sur un ensemble de symptômes vagues et non spécifiques qui pourraient être attribués à un certain nombre de choses (ou rien) :

Lyme est une maladie multisystémique qui peut affecter toutes les parties du corps et causer de la fatigue, une raideur de la nuque, des maux de tête, une sensibilité à la lumière et au son, des acouphènes (bourdonnements dans les oreilles), de l'anémie, des étourdissements, des douleurs articulaires et musculaires, du brouillard au cerveau, des picotements, des engourdissements et des sensations brûlures des extrémités, des troubles de mémoire et de concentration, des difficultés au sommeil (tant au réveil que dans les périodes de sommeil), de la douleur thoracique et des palpitations ou symptômes psychologiques comme la dépression ou l'anxiété.

Les tests non normalisés et non validés sont inclus dans la combinaison diagnostique, vraisemblablement pour ajouter de la crédibilité au diagnostic, tandis que les tests fondés sur des données probantes sont rejetés. Le traitement standard de Lyme "chronique" comprend des antibiotiques à long terme, qui ne sont pas fondés sur des données probantes et qui sont potentiellement dangereux. Les rapports de cas dans la littérature médicale décrivent les effets néfastes des antibiotiques à long terme.

Une "spécialité" basée sur quelques séminaires

Lentz a fait une résidence [postdoctorale [7]] en médecine familiale et a été certifié en médecine familiale jusqu'en 2009, mais ne détient actuellement aucune certification d'un Conseil [de certification [8]]. Il a obtenu son diplôme de médecine en 1975 et a pratiqué en Caroline du Sud, mais a déménagé en Floride en 2001, où il a travaillé dans divers contextes, notamment comme médecin urgentiste dans plusieurs hôpitaux. En 2007, il a ouvert la Lentz Lyme Clinic. Son éducation et de sa formation pour cette entreprise [sa clinique Lyme], selon son témoignage à l'audience [lors des procédures à son encontre] était sa participation a quatre cours d'une durée de trois à quatre jours chacun. Il a témoigné que le premier cours qu'il a suivi, organisé par l'ILADS, n'a eu lieu qu'en 2009. Un autre, également organisé par l'ILADS, a eu lieu en 2010. Il comportait Eva Sapi, PhD. Selon les informations sur le site web de l'ILADS,

Les recherches récentes de Sapi montrent que la Borrelia burgdorferi est capable de former une couche protectrice autour d'elle-même ??” [sic] appelée biofilm ??” [sic] ce qui pourrait la rendre très résistante aux antibiotiques et fournir une explication logique de l'échec d'un traitement antibiotique intensif pour les patients ayant des antécédents de piqûres de tiques.

Cette recherche a été utilisée dans de nouveaux dépistages et traitements pour le Lyme "chronique" [9] par des cliniques médicales douteuses.

Les deux autres cours ont été donnés par le Dr Carol Ann Ryser, une pédiatre dont la clinique de Kansas City a traité, entre autres, la maladie de Lyme "chronique". Ryser a rendu sa licence de médecin et a fermé sa clinique [10] dans le cadre d'une transaction judiciaire avec le gouvernement fédéral au sujet de fraudes et d'évasion fiscale en 2013. Elle a également fait l'objet de nombreuses actions en faute professionnelle, dont l'une révèle qu'elle est une convaincue de l'idée selon laquelle les "microbes" peuvent se cacher dans leur "biofilm", ce qui nécessite un long traitement antibiotique.

Les conclusions

L'action intentée par le ministère de la Santé contre Lentz concernait le traitement de sept patients, comme l'alléguait trois plaintes administratives regroupées en vue de l'audience. Les cours de Lentz sur le diagnostic et le traitement de la Lyme "chronique" étaient bien reflétés dans sa pratique. Selon l'ordonnance recommandée de l'ALJ [Administrative Law Juge / Juge du droit administratif[11]], le fait que Lentz soit tombé sous la norme de diligence comprenait ce qui suit :

Diagnostic de la maladie de Lyme sans résultats objectifs de tests de laboratoire ELISA ou Western blot.

Lentz a témoigné qu'il a fondé son diagnostic de Lyme sur la présentation clinique et les analyses de sang CD57. Comme la ALJ l'a fait remarquer, le panel CD57 porte lui-même une clause de non-responsabilité indiquant qu'il est destiné uniquement à des fins de recherche et ne devrait pas être utilisé comme procédure de diagnostic sans confirmation du diagnostic par un produit ou une procédure de diagnostic médicalement établi. Il a également utilisé d'autres tests non validés, même si au moins un autre comportait une clause de non-responsabilité indiquant qu'il s'agissait d'un test à des fins de recherche seulement.

Bien que la ALJ ait constaté que l'exécution d'autres tests en conjonction avec les tests ELISA et Western blot recommandés par le CDC ne constitue pas per se un écart,

la norme de soins exige soit de prescrire le test ELISA et, au besoin, le test Western blot, soit d'examiner ces tests obtenus antérieurement par le patient

lorsque l'exposition à la maladie s'est produite quatre semaines ou plus dans le passé. En d'autres termes, ce que dit l'IDSA. Elle a rejeté le témoignage du Dr Michael Cichon, l'expert en maladies infectieuses de Lentz, qui a déclaré que les tests ELISA et Western blot avaient "peu de valeur "comme" non crédibles". L'ILADS est également d'avis que le test ELISA n'est pas "fiable" et que le test Western blot est trop étroit dans ses résultats.

Diagnostic de babésiose et de bartonellose sans tests appropriés.

Il s'agit d'un autre diagnostic "Lyme literate" populaire, rejeté par l'IDSA mais soutenu par l'ILADS. La ALJ a noté que les deux sont des infections rares et que même un spécialiste des maladies infectieuses pourrait ne jamais voir un cas dans toute sa carrière, pourtant Lentz a diagnostiqué plusieurs patients avec ces infections et les a traités.

Une antibiothérapie inappropriée et excessive prescrite sans justification médicale.

Par exemple, sans tests appropriés, Lentz a diagnostiqué chez une jeune femme des problèmes orthopédiques multiples (et donc de la douleur) avec Lyme et une babésiose. Il l'a envoyée se faire poser un cathéter veineux pour l'administration d'antibiotiques par voie intraveineuse. Il [lui] a prescrit lors d'une seule visite :

Acétaminophène-oxycodone 300 mg - 7,5 mg, comprimés oraux, trois fois par jour

Cymbalta 30 mg par voie orale, une fois par jour

Flagyl 500 mg, comprimés oraux, 3 semaines, puis 1 semaine de repos

Héparine, solution injectable 5 000 unités/ml, une fois par jour

Omnicef 300 mg, gélules par voie orale, une fois par jour

Interfase Plus Prothera, un supplément

Boluoke lumbrokinase, un supplément

Lors d'une visite ultérieure, il a demandé un test Fry pour la bartonellose et a prescrit de la vancomycine par voie intraveineuse pour la bartonellose, bien qu'elle n'ait pas encore reçu de diagnostic de cette maladie. Heureusement, cette patiente a consulté à un moment donné un véritable médecin des maladies infectieuses, qui lui a conseillé d'arrêter immédiatement le traitement prescrit par Lentz, car il «était dangereux».

Si vous êtes un professionnel de la santé, vous vous dites probablement en ce moment : Héparine ? Pourquoi l'héparine ? Lisez ce qui suit.

De l'héparine anticoagulante prescrite dans le traitement de Lyme, de la babésiose et de la bartonellose, sans justification médicale.

Lentz a prescrit de l'héparine à plusieurs patients. Il a témoigné que l'héparine était "très thérapeutique pour le biofilm" et qu'elle "enrobe la babesia de sorte que lorsque le protozoaire de la babesia pénètre dans les globules rouges", elle "protège les globules rouges contre l'entrée réelle de la babesis", un peu de pseudo-science que l'on imagine qu'il a appris dans les cours qu'il a suivis.

La ALJ avait un point de vue différent. Elle a conclu que non seulement sa prescription dans ces cas constituait un écart par rapport à la norme de diligence, mais aussi qu'elle

était un choix dangereux pour cette patiente ou pour tout autre patient qui n'avait pas besoin d'un anticoagulant.

N'a pas réussi à obtenir des antécédents médicaux complets, n'a pas effectué d'examens physiques adéquats et n'a pas tenu de dossiers médicaux adéquats.

Sur certains patients, il n'a pas fait d'historique ni de tests physiques, mais il a demandé des tests non standard pour la maladie de Lyme à partir de courriels qui lui avaient été envoyés par des personnes qu'il n'avait jamais vues en personne. En lisant entre les lignes, il semble que certains de ses correspondants recherchaient activement des “Lyme literate” doctors sur la base d'informations sur Internet ou de recommandations d'amis. Avec d'autres, ses antécédents et ses examens médicaux étaient inadéquats. Par exemple, il ne s'est pas renseigné sur les antécédents de voyage, pour voir si les patients s'étaient rendus dans des régions infestées de Lyme. Comme la ALJ l'a dit, Lentz

semble tellement concentré sur la maladie de Lyme et ses co-infections possibles qu'il ne semble pas prêter attention aux autres symptômes ou plaintes que le patient peut avoir.

La ALJ a également trouvé que Lentz avait prescrit des antiparasitaires, des antipaludiques, des antiacides, des laxatifs, des formulations enzymatiques et des suppléments, sans justification médicale. En outre, il n'a pas respecté une loi de l'État exigeant la déclaration immédiate au ministère de la Santé des " maladies importantes pour la santé publique ", y compris la maladie de Lyme.

La ALJ n'était pas d'accord avec le ministère de la Santé pour dire que le défaut de Lentz d'orienter les patients vers un spécialiste des maladies infectieuses était inférieur à la norme de soins :

la preuve n'était pas claire et convaincante qu'un médecin de premier recours [un généraliste] ne pourait pas diagnostiquer la maladie de Lyme ou la babésiose, en supposant qu'il ait pris les antécédents appropriés, mené un examen physique approfondi et, le cas échéant, ordonné les tests de laboratoire objectifs appropriés.

Après avoir conclu que Lentz était coupable de «faute professionnelle répétée», la ALJ a recommandé la révocation de sa licence et l'amende. Parce que le Conseil de médecine a souscrit aux conclusions de la ALJ concernant des fautes professionnelles répétées, il n’avait pas le pouvoir discrétionnaire d’imposer une peine moindre que la révocation. En 2004, les floridiens ont approuvé à une écrasante majorité un projet de modification de la constitution de l’État, qui a ensuite été transposé dans la loi de Floride par une loi habilitante, appelée la «règle des trois fautes». La loi interdit aux médecins ayant trois ou plus d'incidents de faute professionnelle, prouvés par des preuves claires et convaincantes, d'être autorisés à exercer la médecine. Étant donné que les procédures devant le Conseil exigent des preuves fondées sur des «preuves claires et convaincantes», la décision rendue en l'espèce répondait aux exigences de la loi. D'après l'enregistrement audio des délibérations du Conseil, il s’agit de la première affaire des «trois fautes» que le Conseil a examiné, bien que je n’aie pas pu le confirmer. Évidemment, on espère que le Conseil parviendrait à la même conclusion, même sans la règle des trois fautes, si elle était saisie de cette affaire flagrante.

Que se passe-t-il ensuite ?

Lentz avait 30 jours pour faire appel de la révocation du Conseil devant la cour d'appel de l'État. Hier, je n'ai pas pu constater qu'un avis d'appel avait été mis au rôle sur le site Web de la cour, mais cela n'est pas concluant quant à savoir si un avis a été déposé. S'il interjette appel, il a droit à un sursis à la révocation de son permis " à des conditions raisonnables ", à moins que le ministère de la Santé ne puisse convaincre la cour d'appel qu'un sursis " constituerait probablement un danger pour la santé, la sécurité ou le bien-être de l'État ".

En cas de recours, la cour d'appel ne peut substituer son jugement à celui de la chambre (qui est fondé sur la décision de l'ALJ) quant au poids de la preuve sur toute conclusion de fait contestée. Il peut toutefois déterminer qu'une conclusion particulière n'est "pas étayée par une preuve substantielle et compétente dans le dossier". Dans cette affaire, la ALJ a rejeté à plusieurs reprises le témoignage de l'expert de Lentz comme étant non crédible sur des questions telles que les tests appropriés et l'utilisation d'antibiotiques. Le ministère de la Santé, pour sa part, a présenté le témoignage d'un expert en maladies infectieuses et en médecine familiale à l'appui de sa cause. Plusieurs médecins qui ont traité des patients après Lentz ont également témoigné sur la façon dont ils ont rejeté les diagnostics de Lentz et ont retiré des patients de ses traitements. Cela devrait donner à Lentz peu d'espoir d'infirmer la décision du Conseil.

En somme, à partir de 2007, Lentz, médecin de famille âgé et péripatéticien, a ouvert une clinique spécialisée dans le diagnostic et le traitement de certaines maladies infectieuses, après avoir suivi quelques séminaires. En conséquence, ses patients ont été diagnostiqués avec des maladies qu’ils n’avaient pas, par aucune évaluation crédible de leurs symptomes, en utilisant des tests non validés qui indiquaient clairement qu’ils n’étaient pas à des fins diagnostiques, et soumis à des traitements coûteux, inefficaces, douloureux et peut-être dangereux. Cela s'est poursuivit pendant près dune dizaine d'années avant que le Conseil médical de l’État ne révoque sa licence, assurant ainsi (à moins que la décision du Conseil ne soit renversée en appel) qu’il n’en aura plus jamais l'occasion.

Pourtant, sous la pression de groupes de pression mal informés et de médecins qui évitent la science, ces pratiques épouvantables sont mises hors de portée des autorités. Si la Floride avait une loi comme celle de New York, par exemple, qui empêche grandement le Conseil médical de prendre des mesures contre les médecins “Lyme literate”, Lentz aurait bien pu être disculpé. Il y a quelque chose qui cloche dans ce système.


[12]
[13]

Références

  1. https://www.pseudo-sciences.org/Les-Lyme-doctors-un-risque-pour-les-patients Les « Lyme doctors » : un risque pour les patients. Par Jean-Paul Krivine. Publié en ligne le 13 décembre 2016
  2. http://www.infectiologie.com/fr/desc-pathologie-infectieuse-et-tropicale.html
  3. http://www.infectiologie.com/fr/maquette-du-des.html
  4. https://sciencebasedmedicine.org/florida-revokes-medical-license-of-lyme-literate-doctor/
  5. https://www.dictionary.com/browse/transmogrification
  6. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC4196523/
  7. https://en.scio.pw/Residency_(medicine)
  8. https://en.scio.pw/Board_certification
  9. https://www.envita.com/lyme-disease/biofilm-the-unseen-protector-of-lyme-disease (lien figurant dans l'article de Jann Bellamy)
  10. https://www.quackwatch.org/11Ind/ryser.html Carol Ann Ryser, M.D., Barred from Practicing Medicine. Stephen Barrett, M.D. (lien figurant dans l'article de Jann Bellamy)
  11. https://en.scio.pw/Administrative_law_judge
  12. https://www.casewatch.net/board/med/lentz/complaint_3.shtml Florida Revokes Medical License of John L. Lentz, M.D. Stephen Barrett, M.D.

    The Florida Medical Board has revoked the medical license of John Luther Lenz, M.D. after concluding that he had improperly diagnosed and unjustifiably treated seven patients with Lyme disease, Bartonellosis (a bacterial infection), and/or Babesiosis (a parasitic infection) and failed to keep adequate records. The charges were made in three administrative complaints. The first and second complaints each involved one patient, and the third complaint (shown below) involved five patients. In July 2016, following hearings, an administrative law judge concluded that Lentz was guilty of "repeated malpractice" and recommended that the Board revoke Lentz's license and impose a $30,000 fine plus costs. In November 2016, the Board accepted this recommendation.

    Lentz practiced in Destin, Florida. In 2009, when he was medical director for Aluwe LLC, the FDA ordered the company to stop representing that its flagship product, Germ Slayer, was effective against Lyme disease, Borellia, malaria, and many other diseases. During Lentz's association with Aluwe, the company's Web site represented him as one of the world's leading authorities on Lyme disease. The company is no longer active.

    Attorney Jann Bellamy has posted a brilliant discussion of the problem of so-called "Lyme literate" doctors who improperly diagnose patients with "chronic Lyme disease" and administer prolonged antibiotic treatment.
  13. https://www.casewatch.net/fdawarning/prod/2009/aluwe.shtml WARNING LETTER November 30, 2009
    Dear Mr. Hann:

    This letter is in reference to your firm's manufacture, distribution and labeling of your product, Germ Slayer, identified during our inspection conducted on August 17-18, 2009, at your facility located at 6909 Magda Drive, Maple Grove, Minnesota. Additionally, we conducted a review of your websites, www.aluwe.com and www.GermSlayer.net. These actions were conducted to determine your firm's compliance with the Federal Food, Drug, and Cosmetic Act (the Act) and its implementing regulations contained within Title 21 of the Code of Federal Regulations, Part 101 (21 CFR 101). As a result of the inspection and our review of your websites, we have found that your Germ Slayer product is promoted with claims that cause it to be an unapproved new drug within the meaning of section 505 of the Act (21 U.S.C. § 355). Additionally, even if your product were not a new drug, it would be misbranded as a dietary supplement within the meaning of sections 403(e)(1) and 403(s)(2)(B) of the Act [21 U.S.C. §§ 343(e)(1) and 343(s)(2)(B)]. You may find the Act and CFR through links on our website, www.fda.gov.

    New Drug

    Your firm manufactures and promotes Germ Slayer, which is labeled with claims on your website that cause it to be a new drug. Examples of some of the claims observed on your website include: [...]